Interview de Pierrick Derrien pour la sortie du tome 2 de La fille de l’eau

Bonjour Pierrick, merci d’avoir accepté de te prêter au jeu de l’interview. Tu sors samedi 22 septembre le tome 2 de La Fille de l’eau. Le tome 1 était sorti en avril. Peux-tu nous présenter un peu l’histoire ?

La Fille de l’Eau est ma seconde série, à mi-chemin entre fantasy et steampunk. On y retrouve donc une fantastique course de véhicules en plein dans les machines de Jules Verne, sur fond d’univers fantastique riche et divers en systèmes politiques, sociaux, et en décors fascinants. Là-dedans, mon équipe de héros hauts en couleurs concourt à la Coupe des Sept Principautés, et découvre peu à peu une intrigue mystérieuse qui tourne autour des individus capables de maîtriser la magie de l’Eau comme l’héroïne, Naëli. Le tome 2 plonge plus profondément dans l’intrigue, et développe plusieurs des personnages de l’équipe, tout en maintenant le rythme effréné de la course. Attention les yeux !

Il y aura un tome 3 donc, ce qui formera la deuxième trilogie d’un cycle plus grand. Peux-tu nous parler un peu de ce projet ?

En effet. Le tome 3 sera l’arc conclusif de la série, qui révélera les derniers éléments de l’intrigue et son dénouement. Il est déjà écrit, et ne demande qu’à être relu. Mais je n’en dis pas plus, pas de spoil ! Eh oui, il s’agira de la seconde série d’un projet qui en englobe huit. C’était le projet dès le départ, lorsque j’ai commencé la rédaction de la première trilogie, Les Murmures du Shar. Huit trilogies pour huit mondes, chacun ayant son type de magie, sa couleur, son thème. Je préfère garder la surprise sur le détail des six prochaines. Je dirai juste qu’en ce moment, après la première série sur le monde souterrain, la magie noire et les mort-vivants; puis la seconde sur le monde du nord, la magie de l’eau et le thème industriel; je travaille sur la série du monde du sud, la magie rouge et les démons. On y retrouve des classiques de la fantasy, nains, orcs et elfes, à ma sauce originale puisqu’ils sont loin de rentrer dans les clichés de la fantasy. Et sinon, il est possible que les lecteurs connaissent déjà l’un des personnages principaux de l’histoire…

L’écriture de cycle en plusieurs tomes est une vraie épreuve de force. As-tu une technique particulière pour suivre tes intrigues ? As-tu déjà toute l’histoire en tête ?

De même, beaucoup d’écrivains structurent leur pensée en amont avant de se lancer dans l’écriture. Je suis de l’autre école, celle qui écrit 2/3 du livre avant de réfléchir au dénouement. Mon plus grand plaisir est la création initiale de l’univers et des personnages, je place mon intrigue dans ce décor après coup. J’ai une vague idée de l’endroit où je veux aller au début, mais ça ne se précise qu’une fois une bonne partie du livre écrite. D’abord, je prends toutes les scènes et tous les personnages que je veux mettre, et leurs aventures viennent presque toutes seules. La plus grosse partie de boulot est de rendre cohérent le tout. Un personnage cohérent de A à Z, une intrigue bien menée et bien ficelée qui garde en poche des rebondissements jusqu’à la fin, sans jamais partir trop loin. J’ai presque systématiquement coupé dans mes personnages ou mon intrigue lorsqu’elle devenait trop complexe. Ah oui, et rendre crédible le monde sur le plan scientifique est un exercice difficile aussi qui demande beaucoup de recherches !

Comment t’est-venue l’inspiration pour un monde aussi monumental ?

J’ai toujours adoré écrire des mondes, quand j’étais petit, j’inventais plein d’histoires à base de legos ou de figurines. J’adorais inventer des jeux de rôle aussi, et j’ai créé un paquet de jeux de société pour mes frères. Un jour, j’ai décidé de coucher l’un de mes mondes sur papier. Certains auteurs écrivent pour l’amour du verbe et du mot juste. Pour ma part, j’écris pour raconter une histoire et un univers, dans un style volontairement fluide et facile à lire – tout en gardant une grande qualité d’écriture, il n’est pas rare que des lecteurs me disent qu’ils ont enrichi leur vocabulaire après m’avoir lu ! Ma passion est d’inventer un monde, des lieux et des personnages. Mais je pourrais très bien le faire sur d’autres support comme un film, une série, un jeu vidéo… si j’avais les moyens techniques, évidemment !

Peux-tu partager un secret d’écriture et tes aspirations d’écrivain ?

L’empathie. Être capable de se mettre dans la peau de ses personnages les rend crédibles et cohérents, en plus d’être réellement attachants. Le lecteur s’en rend compte, et c’est ce qui fait l’une des forces du récit. Être capable de véhiculer des émotions dans un style épuré, je trouve ça assez puissant, et l’exercice n’est pas facile. De même, transmettre des valeurs et susciter des réflexions à travers un genre de l’imaginaire est, sinon l’un de mes secrets, l’une de mes aspirations profondes. L’imaginaire est dénigré en France, à tort. Les anglo-saxons ont bien mieux compris qu’on pouvait apporter culture et réflexion à travers une histoire « ludique » et agréable à lire au premier degré. En France, on considère que soit on éduque, soit on divertit, mais on ne peut pas faire les deux. Eh bien dans mes livres, les meilleurs lecteurs comprennent que telle problématique de tel personnage fait écho à tel sujet de société actuel, et en tirent des réflexions, des prises de recul. D’autres qui lisent plus au premier degré s’en rendent moins compte, mais le message passe tout de même auprès de leur inconscient. Et la consécration, c’est quand un lecteur remarque que tel personnage ou tel lieu est issu de telle mythologie, parce que non la fantasy ne sort pas tout de son chapeau, elle ne fait que recycler les mythes et légendes de notre monde ! Nous autres auteurs passons un temps fou à nous informer sur tout et n’importe quoi 😉

Ajouter du contenu additionnel est aussi apprécié par les lecteurs : il y a dans mes livres des petites illustrations en début de chapitre, des chapeaux sous forme d’apartés qui les impliquent davantage dans l’histoire, des lexiques et des extraits d’ouvrages fictifs qui gravitent autour du texte en lui-même.

Un aperçu du travail de correction du manuscrit de La fille de l’eau
Où pouvons-nous retrouver tes romans et quelles sont tes dates de dédicace ?

Sur Amazon bien sûr. Sinon, je suis en dédicace pendant les mois d’octobre et de novembre (le 20 octobre à Lannion au Festival Scorfel, le week-end du 3 novembre à Paris pour le Salon Fantastique, le 25 novembre à Goven pour le salon de l’Association des Auteurs Indépendants du Grand Ouest de laquelle je fais partie, et le premier week-end de décembre à Elven dans le Morbihan). Sinon, il y a des infos sur mon site Web à propos de l’univers étendu, et bien sûr les réseaux sociaux.

Merci beaucoup Pierrick pour cette interview et on te souhaite pleins de réussite pour cette sortie et toutes tes publications à venir !

Pour suivre l’auteur Pierrick Derrien c’est par ici :

L’auteur Pierrick Derrien

Interview réalisée par Audrey Pleynet pour les Auteurs Indépendants du Grand Ouest

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